Notre réponse à l’interview de M Léziart à Ouest-France du 8 sept.

Les nouveaux horaires des piscines ou comment une « vague » de mécontentement fait « rétropédaler » les certitudes des élus rennais !

N’en déplaise à M. Yvon Léziart, délégué aux sports de Rennes, la nouvelle grille horaire des piscines rennaises suscite des remous chez les nageurs « nocturnes » et les explications n’ont rien arrangé. À telle enseigne que la municipalité a décidé de rétablir les précédentes ouvertures.

À ce propos, la CGT, son UGICT(1) et le SNPMNS(2) dénoncent le fond et la forme de son intervention.

Il nous semble indécent d’imputer à la construction du bassin nordique (bassin non ouvert aujourd’hui) ; toutes les difficultés que rencontre la Ville de Rennes, (la Direction des sports y compris), pour ouvrir ses piscines dans le strict respect des règles d’hygiène et de sécurité pour les agents de la collectivité mais aussi des usagers.

Il apparait que la « compression » des coûts, sous le terme « Service Public 2020 » implique redéploiements et suppressions de postes. Elle pousse la municipalité à programmer le fonctionnement des équipements en fonction des restrictions budgétaires ficelées par un « agenda social » que nous avons maintes fois contesté.

Il est inadmissible, pour des organisations syndicales citées comme partenaires sociaux, d’être oubliées du « travail énorme à mettre en œuvre », comme le souligne l’élu. Tenter d’amadouer un collège d’usagers au sein du conseil du sport rennais après avoir imposé des bouleversements, est sans doute plus simple que de s’expliquer face à des syndicats maitrisant les normes sanitaires et règlementaires.

Comment la municipalité peut annoncer que  » Les Rennais pourront donc bientôt nager à l’extérieur en hiver », tandis qu’une analyse de l’avant-projet présenté en CHSCT(3) laisse présager de longues périodes de fermetures hivernales. Elles seront dues aux choix techniques qui impacteront les conditions de surveillance, la sécurité des agents et usagers de cet équipement. Ajoutons que les données communiquées interrogent la fréquentation des nageurs paralympiques, entre autre. Ceux-ci viendront ils s’entrainer à Rennes lors des Jeux Olympiques 2024 en raison d’un sas d’accès non conforme, par exemple ?

Enfin, il semble que dans sa mise en œuvre, la construction du bassin ne serait pas conforme aux normes de la Fédération Française de Natation, partenaire du projet, pour accueillir des compétitions nationales et internationales.

Historiquement, les élus de la Ville de Rennes, de Rennes Métropole et du CCAS ont régulièrement rappelé leur attachement au dialogue social. Nous les interpellons depuis le mois de juin 2016, voici une bien belle occasion pour le prouver avant qu’il ne soit trop tard. Dans l’intérêt des usagers Rennais et au-delà du rayonnement de notre Métropole.

(1) : Union Générale des Ingénieurs, Cadres et Techniciens

(2) : Syndicat National Professionnel des Maîtres-Nageurs Sauveteurs

(3) : Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail

Article du 8 sept. 2017 ici

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