L’Allemagne augmente les salaires de tous ses fonctionnaires.

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Les 2,3 millions de travailleurs des aéroports, gares, hôpitaux, services de ramassage des ordures ou crèches par exemple verront en effet leurs revenus augmenter de 3,2% rétroactivement au 1er mars 2018, puis d’environ 3,1% au 1er avril 2019 et enfin quelque 1,1% au 1er mars 2020.

C’est moins que la hausse exigée par les principaux syndicats. Mais les salariés de la fonction publique allemands verront ces prochaines années leurs émoluments revalorisés, en trois étapes.

Il n’y a pas qu’en France que les transports sont perturbés par des mouvements sociaux. En Allemagne, pays dont certains louent régulièrement la bonne gestion économique, les fonctionnaires se battent depuis des années pour une revalorisation globale de leurs salaires.

Face à la grogne des agents de l’aéroport de Francfort, Lufthansa a par exemple dû annuler 800 vols ces derniers jours – soit bien plus que les 30% de vols qui ne seront pas assurés ce mercredi par Air France. Mais au terme d’une semaine de petites « grèves d’avertissement » – à coups de débrayage de quelques heures dans l’ensemble des secteurs publics – les syndicats allemands ont fini par arracher un accord à l’Etat dans la nuit de mardi à mercredi.

Selon le ministère de l’Intérieur, en première ligne des négociations, les employés de la fonction publique vont ainsi voir leurs émoluments revalorisés en trois étapes, jusqu’en 2020. Les 2,3 millions de travailleurs des aéroports, gares, hôpitaux, services de ramassage des ordures ou crèches par exemple verront en effet leurs revenus augmenter de 3,2% rétroactivement au 1er mars 2018, puis d’environ 3,1% au 1er avril 2019 et enfin quelque 1,1% au 1er mars 2020.

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A la sortie des négociations qui se tenaient à Potsdam, près de Berlin, le sous-dirigeant du principal syndicat Verdi, Frank Bsirske, a jugé qu’il s’agissait du meilleur accord négocié depuis des années. Même si, tout comme les syndicats GEW et DBB, il exigait une hausse de 6% des salaires et souhaitait qu’elle se traduise par au moins 200 euros de plus par mois pour les employés de l’Etat fédéral et des communes.

Tous arguent notamment la bonne santé de l’économie et de l’excédent budgétaire record de 38,4 milliards d’euros en 2017. Et surfent par ailleurs sur la victoire, début février, du puissant syndicat IG Metall qui a arraché dans la métallurgie un accord inédit sur le droit à la semaine de 28 heures – pour une durée limitée – et une hausse salariale de 4,3%, après avoir exigé initialement 6%.

En France, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a confirmé que le Smic « augmentera d’un peu plus de 30 euros à la fin de l’année » 2018. Depuis le 1er janvier, la revalorisation légale du Smic horaire brut a progressé de 1,24 %. Autrement dit, le salaire minimum est passé de 9,76 euros brut à 9,88 euros bruts l’heure, soit une hausse de 12 centimes.

 

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